Generali : l’assurance à la carte crée la polémique

 C’est un programme inédit en France. Dès le 1er janvier 2017, l’assureur Generali France va proposer une complémentaire santé récompensant la bonne hygiène de vie de ses clients par des cadeaux. En effet, comme la loi interdit de réduire la prime des assurés vertueux, la récompense prendra la forme de réductions auprès de partenaires, comme le Club Med ou Weight Watchers…

Ce dispositif, baptisé Vitality, ne sera accessible que dans le cadre des contrats collectifs et sera facultatif. C’est-à-dire que chaque entreprise décidera si elle le propose ou non à ses salariés. Ces derniers seront aussi libres d’y souscrire. Mais malgré ces garanties, des patients inquiets sont montés au créneau il y a quelques jours.
Dans un communiqué, le Collectif interassociatif sur la santé (Ciss) écrit que cette « carotte pour motiver l’assuré à recourir à ces offres n’a plus aucun lien avec la santé ». Pire, le Collectif estime qu’une telle démarche risque de creuser encore davantage les inégalités de santé, « en laissant de côté ceux qui auraient le plus besoin d’être réellement accompagnés pour faire évoluer progressivement leur comportement ».
Enfin, le Ciss alerte sur un dernier risque lié à la nouvelle complémentaire de Generali : la collecte des données personnelles de santé.
Ces patients écrivent : « On n’a encore jamais vu un assureur collecter des données pour ne rien en faire ! C’est donc qu’elles seront probablement revendues aux partenaires du programme Vitality et à bien d’autres assurément ». Mais maintenant que l’alerte est donnée, « il est urgent que la Cnil se saisisse de ce cas », conclut l’association.

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