Étudier les cônes B indépendamment des autres

Les cônes B, sensibles aux longueurs d’onde courtes et permettant de percevoir la couleur bleue, sont affectés par plusieurs pathologies comme les diabètes de type 1 et 2 et le glaucome ainsi que par quelques maladies génétiques rares.

Pouvoir identifier le type de photorécepteurs précisément atteints dans l’œil pourrait ainsi permettre de poser un diagnostic plus facilement lorsque les symptômes ne suffisent pas à identifier le problème. Malheureusement, tester le ­fonction­nement des cônes B indépendamment des autres types de cônes n’est pas chose aisée… mais pourrait le devenir. Des chercheurs britanniques ont en effet eu l’idée d’utiliser des stimuli à des longueurs d’onde différentes pour « faire taire » les cônes V et R ainsi que les bâtonnets et ont ainsi réussi à ne mesurer que la réponse des cônes B par électrorétinogramme. La technique a été testée sur 16 patients sans problème de perception des couleurs, deux patients diagnostiqués pour une monochromatie au bleu (blue cone monochromatism – BCM) et un patient atteint du syndrome de Goldmann-Favre (enhanced S-cone syndrome – ESCS). Et les résultats observés sont bien ceux qui étaient prévus : des signaux ­normaux pour les trois types de cônes chez les 16 premiers volontaires, pas de réponse des cônes V et R chez les deux patients achromates et une réponse anormalement forte des cônes bleus chez le dernier participant. Les chercheurs ont ainsi démontré que les cônes B étaient bien évalués indépendamment des autres et que cette technique ouvre donc la voie à des diagnostics plus précis sur leur activité.

Maguire J, Parry NRA, Kremers J, Murray IJ, McKeefry D. Human S-cone electroretinograms obtained by silent substitution stimulation. J Opt Soc Am A Opt Image Sci Vis. 2018;35(4):B11-B18. doi:10.1364/JOSAA.35.000B11

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