Deux essais cliniques financés pour le traitement du rétinoblastome

Dans le traitement du rétinoblastome, il est parfois possible d’adopter une approche conservatrice à la place de l’énucléation grâce à la chimiothérapie, qu’elle soit intraveineuse ou intra-artérielle. L’intérêt de cette dernière est « de délivrer la chimiothérapie directement auprès de l’œil, diminuant de ce fait les toxicités liées aux fortes doses et la dissémination du médicament dans l’organisme », rappelle l’institut Curie.

Le centre, référent en France pour la prise en charge du rétinoblastome, mène donc des recherches en ce sens et a annoncé une bonne nouvelle le 19 février : ses équipes d’ophtalmologie et de pédiatrie ont décroché un financement dans le cadre de l’appel à projets annuel de la direction générale de l’offre de soins (DGOS). Celui-ci va leur permettre de se consacrer à deux études cliniques auprès de patients éligibles aux traitements conservateurs. Une étude randomisée de phase 2 comparera, dans les rétinoblastomes unilatéraux, la chimiothérapie intra-artérielle associant du melphalan et du topotécan, à la chimiothérapie intra-artérielle de référence (melphalan seul). La seconde sera une étude interventionnelle pour évaluer si la fonction visuelle à long terme est mieux préservée chez les patients non éligibles à l’IAC et traités par chimiothérapie systémique. « L’objectif de ces études est d’abord d’améliorer la qualité de vie des enfants en préservant la fonction visuelle », précise l’institut.