Délais d’attente : la lumière au bout du tunnel ?

D’après le Snof et l’Académie française d’ophtalmologie, les dernières projections en matière de démographie médicale laissent entrevoir un revirement de situation avant 2025. Il est ainsi permis d’espérer que la diminution du nombre d’ophtalmologistes, initialement estimée 41 %, pourra être contenue entre 10 et 20 % dans les 10 ans à venir, pour remonter ensuite grâce à la conjugaison de plusieurs facteurs.

• Certains sont déjà actés comme l’accroissement d’activité des ophtalmologistes libéraux de 30 % entre 2007 et 2013, grâce notamment aux progrès de l’appareillage ou le partage des informations en réseau, ce qui constitue un exemple unique parmi les spécialités médicales. De même, le nombre de séjours en ophtalmologie dans les hôpitaux a augmenté de 37 % entre 2007 et 2013, pourtant dans un contexte de rigueur budgétaire.

Le développement du travail aidé, pour lequel la très récente autorisation du financement de deux protocoles de coopération entre ophtalmologistes et orthoptistes constitue une première avancée, est un facteur primordial. On estime qu’aujourd’hui entre 1 300 et 1 600 ophtalmologistes sont en travail aidé, dont 30 à 40 % en secteur 2, et moins de 10 % en secteur 1. Or compte tenu de l’augmentation prévisible de la demande de soins, les délégations devront concerner 80 % des ophtalmologistes d’ici 10 ans : favoriser l’accès du secteur 1 à la délégation de tâches est donc un chantier prioritaire pour le Snof.

L’augmentation des postes d’internes en ophtalmologie est passés de150 à la rentrée 2014, vs 106 il y a quatre ans.

• D’autres facteurs auront des effets bénéfiques sur la démographie médicale : la part croissante des médecins ayant un diplôme étranger (qui représentent actuellement 20 % des ophtalmologistes (voir l’actualité Le nombre de médecins à diplôme étranger en plein boom) ou le départ plus tardif des médecins à la retraite notamment grâce au cumul emploi-retraite (le nombre de médecins restant en activité au-delà de 65 ans est passé de 160 en 2003 à 621 en 2014 et devrait atteindre 900).

Cependant, pour être confirmé, ce pronostic nécessite que l’accès aux soins oculaires reste une priorité pour le gouvernement et l’assurance-maladie dans les années à venir.

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