Décret sur l’opticien-lunetier : le SNOF rassuré mais vigilant

Les délégations de tâches entre ophtalmologistes et opticiens-lunetiers sont étendues. Ces dispositions sont détaillées dans un décret publié au Journal officiel du 16 octobre 2016. Ce texte prévoit que l’opticien-lunetier peut désormais adapter la correction de lentilles de contact lors d’un renouvellement de ce dispositif médical.

Depuis 2007, l’opticien pouvait déjà pratiquer des examens de réfraction pour adapter la correction des verres de ­lunet­tes, avec une ordonnance de moins de trois ans. Mais ce décret élargit désormais la durée de validité de l’ordonnance à cinq ans entre 16 et 42 ans. Elle est d’un an pour les patients de moins de 16 ans et de trois ans après 42 ans. « Le renouvellement est facilité mais reste sécurisé pour le patient », estime Thierry Bour, président du Syndicat ­natio­nal des ophtalmologistes de France (SNOF).
Dans un communiqué, il explique : « En cas de modification de prescription apportée directement par l’opticien, pos­sible dans certains cas, le retour d’information vers l’oph­talmologiste est désormais obligatoire et cela était très important pour nous ». La première délivrance de verres multifocaux, progressifs, reste soumise à prescription médicale de l’ophtalmologiste. Les ophtalmologistes prennent acte de la possibilité pour les opticiens, dans des circonstances exceptionnelles, de renouveler sans ordonnance des lunettes en cas de perte ou de casse. « Nous serons vigilants sur le respect des conditions s’imposant aux opticiens. L’urgence doit être réelle : l’absence d’équipement de remplacement, sans possibilité de voir un ophtalmologiste par exemple. Le retour d’information vers le médecin et la tenue d’un registre sont indispensables », conclut-il.

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