Décret des orthoptistes : un protocole organisationnel avec l’ophtalmologiste

Il était attendu pour fin novembre et tout au moins pour avant fin 2016. Le décret concernant les prérogatives des orthoptistes dans le cadre de la réorganisation de la filière de santé visuelle est paru le 5 décembre au Journal Officiel pour une entrée en vigueur le 7 décembre.

Ce décret va dans le sens des réformes préconisées par l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et soutenues par le syndicat des ophtalmologistes. Il vient encadrer le ­dispositif de cabinet « aidé » et vise à réduire les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous. Dans le cadre d’un protocole organisationnel ou sur prescription médicale, l’orthoptiste est habilité à établir un bilan qui comprend le diagnostic orthoptique, l’objectif et le plan de soins. Il peut déterminer l’acuité visuelle et la réfraction, avec ou sans dilatation (les médicaments né­cessaires à la réalisation étant prescrits par le médecin), procéder à l’irrigation de l’œil et instillation de collyres, recueillir des sécrétions lacrymales, réaliser les séances d’apprentissage à la manipulation et à la pose des lentil­les de contact oculaire et des verres scléraux. Sous la responsabilité d’un médecin en mesure d’en contrôler l’exécution et d’intervenir immédiatement, ­l’orthoptiste peut procéder aux enregistrements effectués à l’occasion des explorations fonctionnelles ­suivan­tes : angiographie rétinienne, à l’exception de l’injection qui est effectuée par un professionnel de santé habilité, électrophysiologie oculaire, biométrie oculaire avec contact, pachymétrie avec contact.
Dans tous les cas, l’interprétation des résultats est de la compétence de l’ophtalmologiste.

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