Crainte des attaques en justice et du dénigrement sur les réseaux sociaux : la relation médecin/patient en berne

Un sondage mené par Odoxa auprès d’un échantillon de Français, et parallèlement par Fondapro auprès de praticiens (50% de chirurgiens, 10% de gynécologues obstétriciens, et 38% d’anesthésistes réanimateurs), a montré que différents éléments parasitaient la relation de confiance entre médecins et patients. 

Si les Français accordent à titre individuel une grande confiance à leurs médecins (note de confiance moyenne de 8/10), 36% d’entre eux jugent leur relation « mauvaise » (un chiffre qui s’élève à 44% chez les jeunes et à 40% chez les plus modestes). Et 22% disent avoir déjà été en situation conflictuelle avec leur médecin. Côté praticiens, 61% déclarent avoir déjà eu peur d’être poursuivis en justice par l’un de leurs patients, et 59% s’estiment mal formés ou mal préparés à gérer un éventuel conflit. Les réseaux sociaux entrent aussi en ligne de compte puisque 37% des praticiens ont eu peur d’être victime de dénigrement par l’un de leurs patients sur lesdits réseaux. D’ailleurs, 92% des praticiens estiment que ces risques de poursuite en justice et de dénigrement sur les réseaux sociaux se sont accentués ces dernières années. L’incompréhension entre praticiens et patients se creuse encore à propos des informations médicales disponibles sur internet : les médecins sont 54% à estimer qu’elles ont un impact plutôt négatif sur la relation médecin patient (contre 25% à penser qu’elles ont un impact positif).

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