Comment réduire la fatigue visuelle des chirurgiens

Dans les salles opératoires, « la luminosité des écrans, la lumière bleue, l’intensité des néons... peuvent non seulement entraîner une fatigue visuelle, mais aussi en cascade des troubles de la vision, voire des troubles musculosquelettiques, explique dans un communiqué le Centre Léon Bérard, centre de lutte contre le cancer de Lyon et Rhône-Alpes. Il était donc intéressant de se pencher sur les effets des éclairages utilisés en chirurgie sur les professionnels de santé qui prennent en charge des patients dans ces salles d’opération, souvent pendant de longues heures. »

C’est donc ce qu’a fait le Dr Patrice Peyrat, chirurgien au Centre, auprès de 7 chirurgiens et 5 infirmiers lors d’une quarantaine d’observations. Son étude amène à trois propositions pour diminuer l’impact de la lumière sur la fatigue visuelle et donc la fatigue en général. Tout d’abord, éviter les contrastes forts entre le champ opératoire et l’ambiance lumineuse de la salle. Il faut donc maintenir une ambiance lumineuse significative, favoriser la lumière naturelle et éviter d’opérer avec une salle dans la pénombre. Ensuite, éviter de focaliser trop fortement la tache lumineuse lorsque cette fonction est présente sur l’éclairage. Et enfin, débuter l’intervention avec un éclairement le plus faible possible et augmenter de façon très progressive lorsque le champ est plus profond ou plus sombre. Il faut être attentif également lorsque l’on dispose de 2 éclairages opératoires de ne pas surexposer le champ opératoire puisque les niveaux d’éclairement s’additionnent entre les 2 éclairages.