Cadre de vie, conditions d’exercice, travail en réseau, aides financières : les déterminants à l’installation des jeunes médecins...

Une enquête a été menée sur les déterminants à l’installation chez les jeunes et futurs médecins dans le cadre de la Commission jeunes médecins du CNOM, et présentée par différentes organisations de jeunes médecins, internes et étudiants (l’ANEMF, l’ISNAR-IMG, l’ISNI, ReAGIR et le SNJMG). Lancée début janvier 2019, elle a recueilli plus de 15 300 réponses, à 70% de médecins déjà installés, à 16% d’internes et à 14% de médecins remplaçants. Les internes sont 75% à envisager un mode d’exercice libéral contre 19% une activité salariée pure. La réalité ne répond pas à leurs attentes puisque 12% des nouveaux inscrits à l’Ordre des médecins en 2018 exercent en libéral, quand 62% sont salariés.

Le nombre de primo-inscrits installés à 5 ans atteint 35%. Les internes et les remplaçants sont respectivement 62% et 57% à considérer que la qualité des services publics est un facteur essentiel dans leur décision de s’installer dans un territoire et 61% et 60% affirment que la proximité familiale pèse fortement dans leur choix. Les médecins déjà installés, eux, placent en tête des facteurs favorisant l’installation, les services publics, puis les équipements culturels et sportifs, devant les transports. L’exercice groupé, dans le cadre d’une activité mixte, libérale en groupe ou en maison de santé pluridisciplinaire, est largement plébiscité par les internes (72%). À l’inverse, l’exercice libéral seul n’est envisagé que par 3% d’entre eux. Pour 81% des internes et 87% des remplaçants, pouvoir disposer d’un réseau de professionnels de santé sur le territoire sur lequel s’appuyer est déterminant. Les horaires et le rythme de travail ont un impact sur la décision du lieu et du mode d’installation pour 82% des internes et 87% des remplaçants, mais pour seulement 46% des médecins installés. Enfin, 59% des internes et 43% des remplaçants affirment craindre l’échec économique d’une installation. Les aides financières sont ainsi perçues comme importantes mais pas déterminantes. Les organisations présentant l’étude en déduisent que « les solutions à apporter aux problèmes de démographie médicale dépassent donc largement les mesures financières ». Elles ajoutent qu’il convient d’accompagner les jeunes médecins s’installant en libéral (par un confrère ou une consœur, par les collectivités territoriales, l’Ordre des médecins ou l’ARS), comme le demandent les internes et remplaçants.

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