AlterPACES et PluriPASS : bilan d’étape

Deux voies alternatives à la première année commune aux études de santé (PACES) sont actuellement expérimentées en France. La première, AlterPACES, a été mise en place en 2014 avec l’objectif de diversifier les profils des futurs médecins : elle permet l’accès en deuxième année des études de santé d’étudiants ayant validé une L2 ou L3 d’un autre parcours universitaire.

La seconde, PluriPASS, est expérimentée par l’université d’Angers depuis 2016 (et déclinée par l’université de Brest ainsi que trois universités parisiennes) et consiste à proposer un parcours pluridisciplinaire de trois semestres en sciences du vivant, sciences de l’ingénieur et sciences sociales. À l’issue de cette formation, les étudiants peuvent postuler pour l’une des filières en santé ou conserver leurs crédits ECTS acquis pour une autre licence ou une école d’ingénieur. Le Pr Nicolas Lerolle, doyen de la faculté santé d’Angers, vient de publier un rapport d’étape concernant ces deux dispositifs, auquel a eu accès le Quotidien du médecin. Celui-ci révèle d’abord que le nombre de places en AlterPACES a fortement augmenté, de 98 places dans ­quatre facultés en 2014/2015, à 600 places au sein de 16 ­universités en 2017/2018. Le dispositif reste marginal par rapport aux quelque 8 200 places ouvertes dans le cadre du ­numerus clausus mais pourrait gagner en visibilité en accentuant l’information auprès des lycéens et des étudiants et en ­affichant les AlterPACES sur Parcoursup. Les profils des ­étudiants en AlterPACES restent en outre peu diversifiés : très forte proportion de la série S, mêmes origines socio-professionnelles. Côté positif, les étudiants qui en sortent sont bien intégrés et bien classés et le coût de l’expérimentation apparaît matériellement faible. Pour le PluriPASS, les bénéfices sont différents : « Le rapport réussite/échec des étudiants s’est inversé avec la validation d’une licence 1, de 72%-28% sur les deux premières promotions contre 30%-70% en PACES », relate le Quotidien. Il améliore ainsi la réussite des étudiants vers les études longues universitaires, mais, revers de la médaille, demande un ­investis­sement humain et financier important. Les deux expérimentations se poursuivent…

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