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Cinq chantiers pour la santé

mercredi, 14 mars 2018 18:17
Le 13 février, Édouard Philippe et Agnès Buzyn ont dévoilé les cinq chantiers qu’ils comptent mener pour réformer l’offre de soin en France. Au programme donc : inscrire la qualité et la pertinence des soins au cœur des organisations et des pratiques ; repenser les modes de rémunération, de financement et de régulation ; accélérer le virage numérique ; adapter les formations et les ressources humaines aux enjeux du système de santé ; et enfin repenser l’organisation territoriale des soins. Rien de très concret pour le moment puisque cette annonce coïncide avec le lancement d’une réflexion et d’une concertation. Celle-ci durera trois mois (de mars à mai) et se tiendra à la fois à l’échelle locale (des groupes de concertation territoriale thématique permettront de recueillir l’avis des ­acteurs du terrain) et nationale (les différentes instances représentatives nationales seront sollicitées par le ministère de la Santé) ainsi que sur le Net (chaque citoyen pourra contribuer via une consultation numérique). Une feuille de route détaillée issue de cette concertation devrait être proposée avant l’été. Le financement des mesures qui en découleront a quant à lui déjà été établi : « 100 millions d’euros seront dédiés annuellement à l’accompagnement de cette trans­formation du ­système de santé, hors ONDAM. En sus, les projets du plan seront éligibles au fonds de transformation de l’action publique », annonce le gouvernement.
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Chirurgiens : prenez soin de vous !

mercredi, 21 février 2018 13:48
Nuque, épaules, dos, bras… autant de zones qui souffrent chez les chirurgiens. Cela vient même d’être scientifiquement prouvé à travers une méta-analyse : 21 articles concernant au total 5 828 chirurgiens spécialistes dans 23 pays révèlent que le risque de troubles musculosquelettiques (TMS) liés au travail est aussi élevé chez ceux-ci que dans d’autres secteurs professionnels à risque comme le bâtiment. Les plus fréquents TMS observés sont les discopathies dégénératives cervicale et lombaire (17% et 19% des cas), les pathologies de l’épaule (atteinte de la coiffe des ­rotateurs, 18% des cas) et le syndrome du canal carpien (9% des cas). Plus inquiétant encore, la prévalence des ­disco­pathies dégénératives a augmenté de 18,3% pour les cervicales et de 27% pour les lombaires entre 1997 et 2015. Par ailleurs, parmi les praticiens atteints de TMS, 12% ont eu ­besoin d’un arrêt maladie, de restriction ou d’adaptation de leur exercice ou d’une retraite anticipée. Pour les auteurs, ces chiffres montrent un besoin criant d’éducation à ­l’ergonomie et de prévention.

Epstein S, Sparer EH, Tran BN, Ruan QZ, Dennerlein JT, Singhal D, Lee BT. Prevalence of Work-Related Musculoskeletal Disorders Among Surgeons and InterventionalistsA Systematic Review and Meta-­analysis. JAMA Surg. Published online December 27, 2017.
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La santé des étudiants en question

mercredi, 21 février 2018 13:47
C’est un nouveau sondage qui montre une fois de plus la ­problématique de la santé chez les étudiants en médecine. En effet, si 84% d’entre eux s’estiment en bonne santé, ils sont tout de même 62% à s’être sentis « tristes, vides et sans énergie pendant plusieurs jours de suite au cours des 12 derniers mois » et 16% ont déclaré avoir eu des idées ­suicidaires sur cette même période. Le sondage dont sont issus ces chiffres, réalisé sur 2 572 étudiants en médecine par la MACSF (Mutuelle assurance corps santé français), en partenariat avec l’étude i-Share (large étude sur la santé des étudiants), révèle en outre que les trois principaux facteurs de stress identifiés par les étudiants sont l’échec aux examens, les révisions, la quantité de travail. Et que 47% des sondés disent se sentir extrêmement somnolents au cours de la journée sur les 3 derniers mois. Bonne nouvelle quand même : un peu plus d’un étudiant sur deux pratique une ou plusieurs activités sportives de manière ­régulière (mais 9 sur 10 aimeraient faire plus de sport !).
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Le grand plan d’investissement déçoit

vendredi, 17 novembre 2017 10:57
Fin septembre, le premier ministre Édouard Philippe a présenté son Grand plan d’investissement, dévoilant notam­ment un investissement de 4,9 milliards d’euros dans le secteur de la santé pendant le quinquennat. Si cette annonce est évidemment bien perçue sur son principe, la distribution de ce budget ne satisfait en revanche pas les médecins libéraux. Car 80% des fonds débloqués ­seront alloués aux hôpitaux, pour la modernisation et le renouvellement des équipements techniques et immobiliers hospitaliers ou encore la suite du programme ­« Hôpital numérique ». La télémédecine, quant à elle ne sera dotée que d’une enveloppe de 50 millions d’euros tandis que 400 millions d’euros seront consacrés aux maisons et centres de santé. Un partage que le Syndicat des médecins libéraux (SML) regrette dans un communiqué : « Le SML s’interroge sur la répartition des fonds et ne peut que constater un déséquilibre entre l’hôpital et la ville, entre les maisons de santé et les autres formes d’innovations organisationnelles promues par les professionnels de santé libéraux. S’il salue ­l’effort consenti sur la santé, il appelle le Gouvernement à rectifier le tir et à investir de façon audacieuse sur les soins de ville libéraux. » La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) souligne quant à elle que le budget alloué à la télémédecine « est loin d’être suffisant pour favoriser la transition numérique et développer l’innovation en santé. La CSMF appelle le Gouvernement à rétablir l’équilibre entre l’hôpital et la médecine libérale, les deux piliers du système de santé français, et à donner à cette dernière des moyens diversifiés à la hauteur des défis qu’elle doit relever. »
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Voilà qui devrait faire plaisir : 88% des Français sont satisfaits de la qualité des soins offerts par les généralistes et 81% sont satisfaits des soins ­offerts par les spécialistes. Ce qui n’empêche pas les Français de se montrer critiques, notamment concernant les dépassements d’honoraires, que seuls 16% trouvent justifiés, ou encore l’accès aux soins. « 29% des Français pensent qu’à proximité de chez eux, il n’y a pas assez de médecins généralistes et environ la moitié partagent cette idée à propos des médecins spécialistes (47%). Plus précisément, d’après eux, ce sont d’abord les ophtalmo­logistes (pour un quart des Français) et ensuite les médecins généralistes (pour 18%) dont il faudrait favoriser en priorité l’installation près de chez eux », pointe le rapport Études et résultats de la DRESS, qui détaille ce baromètre d’opinion, réalisé en 2015 sur 3 023 personnes. La publication souligne cependant que cette perception des médecins et de l’accès aux soins varie au sein de la population : les personnes en difficulté financière ou en mauvaise santé sont moins satisfaites de l’accessibilité et de la qualité des soins et moins confiantes vis-à-vis du système de santé.
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Les dépenses de santé en hausse en 2016

vendredi, 17 novembre 2017 10:55
2 970 €. C’est le montant moyen dépensé par chaque ­Français en 2016 pour la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM), soit 198,5 milliards d’euros à l’échelle nationale. Le rapport de la DRESS (direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la Santé), intitulé Les dépenses de santé en 2016 – édition 2017, souligne que « le taux de croissance de la CSBM s’élève à 2,3% en 2016, c’est-à-dire un rythme plus soutenu qu’en 2015 (taux révisé à +1,5%) mais du même ­ordre que celui observé les années antérieures ». Selon la DRESS, 77% de ces dépenses sont prises en charge par la sécurité sociale (0,1% de plus qu’en 2015) tandis que 13,3% (-0,1%) sont financés par les organismes complémentaires. La part du reste à charge des ménages dans la CSBM poursuit par ailleurs son mouvement de baisse régulière (-0,9 point depuis 2011) et s’établit à 8,3% de la CSBM en 2016. Concernant la médecine spécialisée, le rapport révèle que « la consommation de soins de médecins spécialistes en ville (en cabinets libéraux et en dispensaires) s’élève à 11,5 milliards d’euros en 2016, en forte augmentation (+3,7%, après +2,6% en 2015). » La DRESS souligne enfin que « en France, la dépense courante de santé au sens ­international (DCSi) s’établit à environ 11% du PIB en 2015, comme en Suède, en Allemagne, aux Pays-Bas et au Japon, à un niveau légèrement supérieur à la moyenne de l’UE-15 (10%) ».
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La prévention et la promotion de la santé, la lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé, la nécessité d’accroître la pertinence et la qualité des soins et enfin l’innovation (organisationnelle, médicale, technologique, numérique). Voici les quatre axes identifiés par Agnès Buzyn à partir du rapport du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) pour l’élaboration de la stratégie nationale de la santé. Présentées le 18 septembre, ces grandes orientations seront discutées jusqu’à mi-octobre avec les principaux représentants du secteur de la santé, des élus et des usagers. Une premier projet de stratégie sera élaboré sur cette base et sera soumis en novembre à consultation publique en ligne. Dernière étape : l’adoption de la stratégie par décret en décembre afin que celle-ci puisse être déclinée dans les territoires dès 2018.
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« Questions d’économie de la Santé » de l’Institut de recherche et documentation en économique de la santé (IRDES) et de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) vient de révéler les résultats de l’Enquête santé européenne (EHIS-ESPS) menée en 2014 auprès de 10 000 ménages et plus de 26 500 résidents de métropole. Il en ressort que 70% des plus de 15 ans jugent que leur état de santé est « bon » ou « très bon », alors que 23% l’estiment « assez bon » et 7% « mauvais » ou « très mauvais ». 7% de la population se dit « déprimée », soit un peu au-dessus de la moyenne européenne qui se situe à 6,7%. Des symptômes qui s’aggravent pour les deux sexes à partir de 75 ans (13,4% des hommes, 21,7% des femmes). Parmi les facteurs de risque, l’enquête met en avant le tabagisme, qui en 2014, touche 28% des plus de 15 ans (22% de fumeurs quotidiens). La France se place au 15e rang des pays les plus fumeurs (les moyennes européennes sont respectivement de 24 et 19%). Enfin, la France est le pays européen où le surpoids est le moins fréquent (31% vs 35%) quoique le taux d’obésité soit proche de la moyenne européenne (15%).
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