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Les conférences Euretina et AAO

mercredi, 25 janvier 2017 10:09
 Le 16e congrès EURETINA (Société Européenne de Retina, Macula et Vitré) s’est tenu au Bella Center de Copenhague (Danemark) du 8 au 11 septembre dernier. Du 15 au 18 octobre, s’est déroulé à Chicago le congrès de l’AAO (Association américaine d’ophtalmologie). Plusieurs sessions notamment sur la DMLA néovasculaire, la DMLA atrophique et la rétinopathie diabétique, ont rapportées les principales avancées en termes de traitements, de protocoles de suivi ou encore de résultats d’études.
Publié dans Dossier Congrès
Le Dr Ali Erginay praticien hospitalier temps plein à l'AP-HP depuis 20 ans est l'un des pionniers du réseau de dépistage de la rétinopathie diabétique (RD) Ophdiat, le Pr Massin en ayant été la fondatrice. De nombreuses sociétés savantes ou organismes tels que l'American Academy of Ophthalmology (AAO), l'Autorité de sureté nucléaire (ASN) ou la Haute Autorité de santé (HAS), recommandent un dépistage annuel du fond d'œil (FO) chez les patients diabétiques. Cependant, la moitié des patients diabétiques ne bénéficient pas d'un dépistage de leur FO.

La RD, première cause de cécité dans les pays industrialisés et qui touche actuellement 900 000 personnes en France, est devenue un problème de santé public majeur. Le nombre de patients diabétiques ne cesse d'augmenter en France alors que celui des ophtalmologistes, à l'inverse, diminue.

A l'image de certains pays de l'Europe du Nord et afin de répondre à ce besoin, le Pr Massin et le Dr Ali Erginay ont organisé un réseau de télémédecine : Ophdiat, né en 2004.
Publié dans Interview
Cette étude pilote prospective a été réalisée au centre médical universitaire d'Asahikawa au Japon et publiée dans l'American Journal of Ophthalmology. Son but était de montrer l'apport de l'angio-OCT dans le dépistage de la rétinopathie diabétique. Elle a montré la capacité de l'angio-OCT à visualiser les changements vasculaires, particulièrement les microanévrysmes, les zones de non-perfusion et les néovascularisations rétiniennes.
Publié dans Articles
Monsieur M., patient diabétique de type, est adressé dans le cadre de son suivi. Il n'a pas consulté d'ophtalmologiste depuis trois ans. Outre son diabète mal équilibré, il est aussi suivi pour une hypertension artérielle.
Publié dans Cas en images
La rétinopathie diabétique (RD) est une complication importante du diabète et reste une des principales causes de cécité et de malvoyance dans la population active. Cette évolution handicapante est due à la prise en charge souvent trop tardive de cette affection. Seul un examen effectué régulièrement peut permettre de la diagnostiquer précocement et de la traiter. Un examen du fond d'œil (FO) annuel de tout patient diabétique par un ophtalmologiste est un objectif aujourd'hui non réalisable.

La photographie du FO et sa télétransmission permettent d'améliorer le dépistage annuel de la RD avec un accès aux soins d'un plus grand nombre de patients diabétiques en économisant le temps médical. Avec cet objectif, un réseau de dépistage peut être mis en place et peut contribuer au dépistage de la RD en suivant les recommandations de bonnes pratiques cliniques des sociétés savantes ainsi que les recommandations de l'HAS concernant le dépistage de la rétinopathie par télémédecine. Dans le réseau, la prise de photographies du FO est réalisée par un/une orthoptiste. Le protocole de dépistage de la RD comprend au minimum deux photographies de 45° de chaque œil, en utilisant une caméra non mydriatique, l'une centrée sur la macula, l'autre sur la papille.

Les photographies associées à des données médicales sont transmises par Internet sécurisé au centre de lecture. Des procédures d'assurance qualité doivent être mises en place à tous les niveaux (prise de photos, qualité des photos, interprétation des photos, double lecture, transfert des données...). L'ensemble des échanges se fait avec le logiciel sécurisé.

L'usage des rétinographes non mydriatiques pour dépister la RD se répand en France. Mais l'objectif d'un examen annuel du FO de tout patient diabétique n'est toujours pas atteint en France.

Grâce aux différents décrets, on peut espérer que les médecins libéraux et des orthoptistes aussi puissent participer au dépistage de la RD et que les patients diabétiques en France bénéficient tous au moins d'un dépistage par an.
Le laser multispots semi-automatisé facilite la réalisation de la photocoagulation pan- rétinienne (PPR), permettant une diminution des complications inflammatoires post- PPR et la réalisation de 3 000 impacts en une seule séance dans des cas précis : glaucome néovascuaire, rubéose irienne, rétinopathie diabétique floride, patient hyperalgique nécessitant une PPR sous anesthésie loco-régionale.

Cependant, la possibilité de survenue ou d'aggravation d'un œdème maculaire incite généralement à réaliser la PPR en deux à trois séances lorsque l'on se trouve dans une situation conventionnelle.
Un examen du fond d'œil annuel de tout patient diabétique par un ophtalmologiste n'étant pas réalisable, différents décrets ont organisé l'acte de télémédecine et encadré les transmissions de données nécessaires entre l'orthoptiste et le médecin lecteur pour permettre un meilleur suivi de ces patients.Cet article précise les conditions de réalisation des photographies du fond d'œil, leur transmission et leur traitement par l'ophtalmologiste.
Publié dans Cahier clinique
La rétinopathie diabétique est la première cause de cécité dans les pays industrialisés avant 50 ans. Depuis l'avènement de la panphotocoagulation rétinienne, la première cause de malvoyance chez les diabétiques est bien l'œdème maculaire et non plus les complications de la rétinopathie proliférante.

Nous aborderons par des QCM interactifs différentes situations cliniques de la pathologie ophtalmologique du diabétique. Nous mettrons à l'épreuve vos connaissances et votre expérience pour le diagnostic et la prise en charge de l'œdème maculaire diabétique, de la rétinopathie proliférante, des hémorragies intra-vitréennes, du décollement de rétine tractionnel ou encore du glaucome néovasculaire. Ces thèmes seront illustrés par différents cas cliniques originaux, intéressants par leurs pièges diagnostiques et/ou thérapeutiques.Cette session sera l'occasion d'aborder l'ensemble des complications du diabète oculaire, leurs moyens diagnostiques aussi bien que leurs traitements médicaux et chirurgicaux.
En préopératoire, il existe trois principales situations rétiniennes susceptibles de modifier la prise en charge chirurgicale d'une cataracte :
-la dégénérescence maculaire liée à l'âge qui pose la question de l'influence d'une chirurgie sans incident sur l'évolution de la maladie,
-la rétinopathie diabétique et le risque d'aggravation après la chirurgie, sachant que la prévalence de la cataracte est élevée et précoce chez les patients diabétiques,
-les antécédents de chirurgie vitréo-rétinienne puisque la progression de la cataracte est une conséquence bien connue de la vitrectomie.

En post-opératoire, la survenue d'un syndrome d'Irvine Gass justifie une prise en charge adaptée.
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