A+ A A-

Kératoplastie et surface oculaire

lundi, 27 mars 2017 17:45
La cornée est le dioptre le plus puissant du système optique oculaire. Son pouvoir réfractif et sa transparence sont indispensables pour assurer cette fonction. Avasculaire, elle se nourrit à travers le film lacrymal, l’humeur aqueuse et les vaisseaux du limbe. La cornée est par conséquent en interaction étroite avec la surface oculaire, en particulier avec le film lacrymal qui joue également un rôle optique important et avec les cellules souches limbiques qui assurent l’intégrité de l’épithélium cornéen et une barrière contre l’invasion vasculaire [1].
D’après une étude française, la perte de cellules endothéliales lors d’une kératoplastie viendrait d’une surestimation de leur nombre par la banque de cornée qui les fournit et non de la chirurgie en elle-même. Le comptage choisi par les banques inclut en effet toutes les cellules présentes, mais ne fait pas la différence entre les cellules non fonctionnelles ou mortes et les cellules viables. En mesurant la densité en cellules viables juste avant la greffe, les auteurs retrouvent la même densité juste après la greffe. En étudiant la viabilité cellulaire par une double coloration létale pour les cellules, ils démontrent que la densité endothéliale mesurée en fin de conservation est surestimée de 28%.

Gauthier AS, Garcin T, Thuret G et al. Very early endothelial cell loss after penetrating keratoplasty with organ-cultured corneas. Br J Ophthalmol. 2016 dec 13. doi:10.1136/bjophthalmol-2016-309615.
Publié dans Actualités
Les indications de greffe de cornée ont été présentées dans le numéro précédent des Cahiers d'Ophtalmologie (n°197, février 2016) ainsi que les adaptations dans les différents types de lentilles possibles : LRPG, piggy-back, lentilles hybrides, sclérales ou cornéo-sclérales, ou souples de forte épaisseur.
Trois cas cliniques viennent en donner une illustration concrète.
Publié dans Cahier Contactologie
L'infection de la cornée est une pathologie potentiellement grave avec un risque de cicatrice cornéenne, pouvant entraîner une cécité, voire une énucléation. Même si le traitement de première intention est médical et non chirurgical, un traitement chirurgical peut être indiqué selon la réponse au traitement du germe en cause, la profondeur et la localisation de l'atteinte ou les éventuelles séquelles.
Publié dans Cahier chirurgie
Défi au contactologue, l'adaptation des cornées greffées, du fait de la diversité des profils générés par la cicatrisation, est la plus technique, d'autant que les greffons sont fragiles et sensibles à l'hypoxie ou au frottement d'une lentille mal adaptée pouvant favoriser un rejet. Plusieurs pistes seront développées, et en l'absence de modélisation, c'est le comportement de la lentille sur la cornée du patient qui orientera l'adaptateur. La résurgence des lentilles sclérales a permis d'équiper un plus grand nombre de patients, au prix d'un apprentissage spécifique.
Publié dans Cahier Contactologie

Lentilles sclérales et Spot

lundi, 29 septembre 2014 16:11
Les lentilles sclérales permettent d'adapter les patients présentant un astigmatisme cornéen non adaptable en LRPG ou intolérants. Elles permettent d'élargir ces indications aux altérations de surface ou aux sécheresses majeures et invalidantes. Elles contribuent à éviter la kératoplastie, à la retarder dans les pathologies évolutives ou à éviter des chirurgies plus lourdes.
Les lentilles de contact ont toujours été le traitement médical de choix des cornées complexes. Sur ces cornées irrégulières, les lentilles, bien entendu rigides, forment une surface antérieure régulière en gommant l'astigmatisme irrégulier par l'intermédiaire du ménisque de larme. Les topographies spéculaire et/ou d'élévation sont de nos jours des outils incontournables et indispensables en consultation. Elles permettent une analyse précise de la forme de la cornée au-delà des 3 mm centraux en la visualisant (cartes colorées) contrairement à la simple kératométrie. Le vidéotopographe permet un diagnostic précis, un suivi de l'évolution et aussi une adaptation plus rapide. Cependant, aucun modèle existant ne propose aujourd'hui la première lentille d'essai.
Publié dans Cahier Contactologie
Les greffes lamellaires ont supplanté la kératoplastie transfixiante dans les grands centres de greffe dès lors que la pathologie cornéenne ne touche pas simultanément l'endothélium et le stroma. En effet, elles présentent de nombreux avantages par rapport à la greffe transfixiante : diminution de la fréquence des rejets, augmentation de la survie du greffon, diminution de l'astigmatisme induit par la chirurgie, meilleure résistance de la cicatrice en cas de traumatisme... Il existe de nombreuses techniques chirurgicales. Nous retiendrons les trois techniques les plus utilisées : la kératoplastie lamellaire antérieure profonde pour les pathologies stromales et les kératoplasties endothéliales (DSEK et DMEK) pour les pathologies endothéliales.
La greffe de cornée est la plus ancienne, une des mieux tolérée et la plus fréquente des greffes tissulaires. En France, il y a eu plus de 9000 cornées prélevées en 2011 pour environ 4000 greffes réalisées selon l'Agence de la biomédecine. Les principales indications restent la décompensation endothéliale du pseudophaque, le kératocône et la dystrophie de Fuchs. Ces dernières années, les greffes ont bénéficié d'améliorations techniques, notamment au niveau de la découpe du greffon et de la cornée du receveur, grâce au laser femtoseconde. Ce laser réalise la découpe cornéenne par émission de courts pulses d'énergie infrarouge focalisés à une profondeur spécifique, chaque pulse provoquant un phénomène de photodisruption qui génère des bulles de cavitation. Initialement développé pour la chirurgie réfractive, il a été adapté progressivement à la kératoplastie.Il permet maintenant de réaliser tout type de greffe de cornée, transfixiante, lamellaire ou endothéliale.
Publié dans Cahier Chirurgie
En 2002, le premier laser femtoseconde (FS) appliqué à la chirurgie ophtalmologique fut proposé par Advanced Medical Optics (Intralase FS) avec une fréquence de 10kHz. Les dernières évolutions offrent des fréquences de tir de l'ordre de 150 kHz. Cette évolution des dispositifs laser permet aujourd'hui de réaliser de nombreuses procédures chirurgicales tout en diminuant la durée, le niveau d'énergie nécessaire et avec une résolution supérieure en réduisant la taille des spots et l'espacement entre les impacts. Cet outil peut être utilisé aussi bien pour la chirurgie réfractive cornéenne, les procédures de kératoplastie, la mise en place d'implants cornéens et, dernièrement, la chirurgie automatisée de la caracte.
Publié dans Chirurgie réfractive
Page 1 sur 2
liens-utiles

Création eConcepto - Copyright CDO - Tous Droits Réservés