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Cataractes premium

mardi, 07 juin 2016 15:31
Les progrès associés de la technologie de phacoémulsification, la standardisation à venir du geste que va compléter la technologie femtoseconde, le grand choix d'implants corrigeant toutes les amétropies sphéro-cylindriques (hormis celles liées à des irrégularités cornéennes) et le grand choix d'implants multifocaux permettent souvent au patient de mieux voir qu'avant l'apparition même de la cataracte, et donc l'affranchissement de toute correction optique dans au moins 90 % des cas, avec pour conséquence des taux de satisfaction extrêmement élevés.
Publié dans Dossier : Cataracte
Environ 90% des cataractes sont opérés en ambulatoire mais 80% le sont dans des locaux aménagés par rapport à la réglementation et non pas à la fonctionnalité ambulatoire.
Publié dans Dossier : Cataracte
Cet article passe en revue les différentes étapes de la chirurgie de la cataracte du bilan préopératoire jusqu'à la période postopératoire, en insistant sur les aspects organisationnels et réglementaires de chaque étape, notamment en ce qui concerne l'anesthésie. L'article d'après présente l'opération de la cataracte en ambulatoire.
Publié dans Dossier : Cataracte
Lorsqu'une chirurgie de la cataracte bilatérale devient nécessaire, la question de l'indépendance aux lunettes se pose. Au-delà de l'amélioration de la vision liée à l'exé rèse du cristallin opacifié et la restauration de la transparence de l'œil, la correction simultanée de la vision de loin et de près devient une demande courante de la part des patients. La monovision, ou bascule, est une technique classique et efficace, qui connait un regain d'actualité, malgré l'offre des implants multifocaux.
Publié dans Dossier : Cataracte
Les dysphotopsies sont des manifestations visuelles indésirables, de faible incidence, après chirurgie de la cataracte. La nécessité de pratiquer une réintervention reste rare. Les mécanismes impliqués dans leur survenue restent incomplètement connues. Une meilleure connaissance des facteurs de risque et des causes optiques des dyspho topsies permettraient une optimisation des implants et une thérapeutique appropriée pour éliminer ces plaintes subjectives.
Publié dans Dossier : Cataracte
La chirurgie de la cataracte assistée par laser femtoseconde est une innovation technologique majeure, car elle permet de robotiser quelques étapes chirurgicales. Cependant, elle n'a pu encore montrer de bénéfice thérapeutique avéré justifiant sa généralisation. Son utilisation est limitée pour l'instant à des indications où la précision des incisions cornéennes et de la capsulotomie est nécessaire, ainsi que la possibilité de réaliser des incisions arciformes.

Cet article présente les différentes plateformes existantes, les modalités chirurgicales et les complications de cette technique.
Publié dans Dossier : Cataracte
La chirurgie de la cataracte est la chirurgie la plus fréquente dans les pays développés, et entend bien le rester ! À cela, plusieurs raisons qui tiennent à l'allongement de la durée de vie, mais aussi à la demande croissante d'une qualité visuelle améliorée, par une population toujours plus, sinon mieux informée. La restauration de la transparence des milieux oculaires reste évidemment toujours indispensable, mais n'est plus suffisante pour une satisfaction optimale des patients. La dépendance au port de lunettes est souvent vécue comme une inutile contrainte dans une société glorifiant la jeunesse et l'hédonisme.

L'empilement des obligations réglementaires et autres exigences normatives contribuent à alourdir la prise en charge de l'opéré tout en s'accompagnant d'une nécessaire fluidité du circuit du patient, essentiellement ambulatoire. L'élargissement de l'offre technologique, tant en ce qui concerne les implants que les machines permet une personnalisation accrue des possibilités thérapeutiques. Mais l'augmentation des coûts liés à ces développements nouveaux entraîne l'émergence d'une problématique socio-économique inédite et prégnante. Qu'il s'agisse de l'évaluation du rapport coût/efficacité d'une technique émergente (tel le laser femtoseconde) ou de la prise en charge légitime, mais limitée, de la santé visuelle par les organismes payeurs. L'irruption du concept de cataracte premium, dissonant il y a peu dans le domaine médical, s'est imposée en raison de la demande d'une chirurgie « haut de gamme », libératrice non seulement de l'obturation visuelle mais aussi des contraintes liées au vieillissement (presbytie) et à l'amétropie résiduelle.

L'obligation d'une chirurgie sans faute implique certes une responsabilité accrue du chirurgien mais aussi une valorisation augmentée du choix thérapeutique. Emmétropie ou monovision, implant monofocal, multifocal et/ou torique sont autant d'options entre lesquelles le chirurgien devra décider, en fonction de considérations multifactorielles liées au patient et à son environnement. La prévention des complications chirurgicales mais aussi visuelles nécessite un encadrement médical strict et un choix raisonné pour tous les actes qui rendent cette chirurgie, injustement banalisée, plus exigeante que jamais.

Ce numéro des Cahiers d'Ophtalmologie s'efforce de contribuer à répondre à ces questions, et je vous en souhaite donc bonne lecture.

Laurent Laroche CHNO des Quinze-Vingts, Paris
Publié dans Dossier : Cataracte
1. OCT du segment antérieur, pachymètre et microscope spéculaire

Ce dossier s’inscrit dans la tradition des Cahiers d’Ophtalmologie des articles sur le matériel et présente les OCT du segment antérieur, les pachymètres et les microscopes spéculaires. Son objectif est donc de faire connaître aux ophtal- mologistes les appareils actuellement disponibles sur le marché, notamment pour les aider à s’équiper de l’appareil le plus adapté à leur besoin.
La méthodologie reste rigoureuse pour que ce dossier soit le plus représentatif possible. Nous avons sollicité tous les fabricants et distributeurs concernant leur appareil d’OCT de segment antérieur, de pachymètre et de microscope spéculaire. Nous leur avons demandé de répondre aux points suivants : présentation technique de l’appareil, avantages par rapport à la concurrence, image acquise par l’appareil et le prix. Après avoir recueilli ces données, nous les avons analysées et vérifiées.

Nous les présentons de manière synthétique et objective pour les rendre compa- rables entre elles. Attention, nous ne prétendons pas être strictement exhaustif et des données pourraient être manquantes ou erronées. Nous vous demandons ainsi de garder votre sens critique et clinique. Finalement, le conseil serait d’essayer les appareils avant de les acheter. Chaque appareil possède ses avantages et ses inconvénients pro- pres. Il conviendra de trouver celui qui est le plus adapté à son mode d’exercice (lieu, ergonomie, délégué ou non, volume, prix...).

Je tenais également à remercier Mourtaza Aimadaly (responsable des orthoptistes au Centre d’exploration de la vision, Rueil-Malmaison) ainsi que toute l’équipe des Cahiers pour leur aide dans la réalisation de ce dossier.

Maté Streho
Avec leur arrivée comme rédacteurs en chef, Vincent Gualino, en janvier 2012 pour le segment postérieur, et Thomas Gaujoux, en novembre 2013 pour le segment antérieur, ont fait bénéficier les Cahiers d'Ophtalmologie de leur expérience et de leur relationnel acquis au cours de leur parcours pour impulser une nouvelle orientation éditoriale.

L'objectif a été d'offrir aux lecteurs des articles didactiques sur les dernières nouveautés du monde de l'ophtalmologie sans oublier des articles pratiques rappelant les bonnes conduites à tenir dans l'exercice quotidien. Plusieurs rubriques on été ajoutées, comme la présentation de l'interne, les résumés des grandes manifestations, l'analyse du matériel (toujours plus technique et présent dans l'environnement des ophtalmologistes) ou les actualités politiques et industrielles ophtalmologiques.

Les modes d'exercices devenant de plus en plus spécialisés et la masse d'informations à traiter de plus en plus importante, deux directeurs scientifiques rejoignent l'équipe éditoriale afin d'assurer cette phase essentielle pour la qualité et l'intérêt des Cahiers : la constitution des sommaires, le choix des sujets à traiter et la recherche des meilleurs auteurs. Vincent Borderie pour le segment antérieur et Aude Couturier pour le segment postérieur nous ont fait l'honneur et le plaisir d'accepter cette mission.

Vincent Borderie est professeur au Centre hospitalier national d'ophtalmologie des Quinze-Vingts. Spécialisé dans le segment antérieur de l'œil et particulièrement dans la cornée, il est responsable de la fédération de gestion commune des pathologies infectieuses oculaires au Quinze- Vingts. Il dirige par ailleurs de nombreux travaux de recherche sur la thérapie cellulaire, en particulier sur les cellules souches cornéennes au sein de l'Institut de la Vision. Il est particulièrement reconnu dans le domaine des greffes de cornées. Il partage ainsi son temps entre le soin des patients, la recherche clinique et la formation des étudiants.

Aude Couturier finit son clinicat de quatre ans dans le service du Pr Tadayoni à l'hôpital Lariboisière où elle prendra un poste de PHU le 1er mai 2016. Après un externat à Bobigny, elle est restée dans les hôpitaux parisiens pour son internat en ophtalmologie. Son parcours dans les différents services l'a rapidement orientée vers la rétine médicale et chirurgicale. Elle s'est familiarisée avec la recherche fondamentale en faisant un master 2 de recherche à la fin de son internat. Elle exerce donc une activité clinique en rétine médicale et chirurgicale, une activité de recherche et une activité d'enseignement. Elle a débuté cette année sa thèse de science à l'Institut de la Vision dans l'équipe de Florian Sennlaub et Michel Paques. Appréciée pour ses qualités humaines, sa rigueur scientifique et sa finesse chirurgicale, elle est aussi une jeune mère de trois enfants.

Nous sommes enthousiastes à l'idée de renforcer l'équipe éditoriale par deux intervenants d'une si haute qualité dont l'arrivée ne pourra que contribuer à l'intérêt de la revue, pour la plus grande satisfaction de nos lecteurs. Vincent Gualino et Thomas Gaujoux s'associent à moi et à l'ensemble de l'équipe pour leur souhaiter la bienvenue aux Cahiers d'Ophtalmologie.

Jean-Paul Abadie, Directeur de la publication
La sécheresse oculaire est une complication fréquente de tous les types de chirurgie réfractive.Elle est essentiellement due à l'altération des nerfs cornéens lors de l'incision cornéenne, mais d'autres facteurs peuvent la faciliter (notamment certains collyres post-opératoires). Elle est le plus souvent transitoire, mais n'est pas bénigne pour autant, car elle est la principale cause de mécontentement postopératoire et elle est étroitement liée au risque de réduction de l'effet réfractif du geste opératoire. La chirurgie réfractive de la presbytie s'adresse par essence à une population à risque majoré de sécheresse oculaire : le bilan préopératoire doit donc tenter de la détecter et les traitements et suivis postopératoires doivent prendre en compte cet effet indésirable fréquent.
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