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La DMLA coûte très cher

jeudi, 18 janvier 2018 18:42
En examinant la base de données Open Medic de l’assurance maladie, Le Monde a mis en lumière les médicaments les plus onéreux de 2016. Ainsi, sur les 18,5 milliards d’euros dépensés par la sécurité sociale en remboursement, les 10 premiers médicaments du classement comptent déjà pour 2,5 milliards d’euros ! Et sur le podium, deux sont dédiés à la DMLA : Lucentis, qui a nécessité 322 millions d’euros de remboursement, et Eylea, qui a compté pour 259 millions d’euros de remboursement. La médaille d’or est quant à elle attribuée à l’anti-inflammatoire Humira.
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Des chercheurs américains et taïwanais se sont penchés sur le fond d’œil de 4 819 personnes issues de deux cohortes. La première, baptisée Beaver Dam Eye Study, comprenait des participants âgés de 41 à 83 ans dans les années 1987-1988 et la seconde, nommée Beaver Dam Offspring Eye Study, concernait les descendants de la première, âgés de 21 à 84 ans entre 2005 et 2008. Or les scientifiques ont noté que l’incidence de la DMLA était de 8,8% pour la génération née entre 1901 et 1924, de 3% pour celle née entre 1925 et 1945, de 1% pour celle née entre 1946 et 1964 et de 0,3% pour les participants nés entre 1965 et 1984. En ajustant les statistiques par âge et sexe, chaque génération a eu au final 60% de risque en moins que la précédente de développer une DMLA. Les auteurs n’expliquent pas les raisons de ce phénomène mais notent qu’il est possible que les nouvelles générations bénéficient d’une meilleure santé visuelle que les précédentes à un âge avancé.

Cruickshanks KJ, Nondahl DM, Johnson LJ et al. Generational Differences in the 5-Year Incidence of Age-Related Macular Degeneration. JAMA Ophthalmol. 2017;135(12):1417-23. Published online November 16, 2017.
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Des chercheurs américains et taïwanais se sont penchés sur le fond d’œil de 4 819 personnes issues de deux cohortes. La première, baptisée Beaver Dam Eye Study, comprenait des participants âgés de 41 à 83 ans dans les années 1987-1988 et la seconde, nommée Beaver Dam Offspring Eye Study, concernait les descendants de la première, âgés de 21 à 84 ans entre 2005 et 2008. Or les scientifiques ont noté que l’incidence de la DMLA était de 8,8% pour la génération née entre 1901 et 1924, de 3% pour celle née entre 1925 et 1945, de 1% pour celle née entre 1946 et 1964 et de 0,3% pour les participants nés entre 1965 et 1984. En ajustant les statistiques par âge et sexe, chaque génération a eu au final 60% de risque en moins que la précédente de développer une DMLA. Les auteurs n’expliquent pas les raisons de ce phénomène mais notent qu’il est possible que les nouvelles générations bénéficient d’une meilleure santé visuelle que les précédentes à un âge avancé.

Cruickshanks KJ, Nondahl DM, Johnson LJ et al. Generational Differences in the 5-Year Incidence of Age-Related Macular Degeneration. JAMA Ophthalmol. 2017;135(12):1417-23. Published online November 16, 2017.
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Les anti-VEGF au banc d’essai

jeudi, 18 janvier 2018 18:11
Dans une étude rétrospective non randomisée, des chercheurs américains ont comparé, en s’appuyant sur le registre Iris ­(Intelligent Research in Sight) de l’Académie américaine d’ophtalmologie, les effets de trois anti-VEGF sur l’acuité visuelle des ­patients atteints de DMLA. Sur 13 859 patients, 6 723 ont ainsi été traités par bevacizumab, 2 749 ont bénéficié du ranibizumab et 4 387 ont reçu de l’aflibercept. Après un an de traitement, le nombre moyen d’injection s’est avéré plus élevé dans les deux derniers groupes (6,4 avec le ranibizumab et 6,2 pour l’aflibercept) que pour le bevacizumab (5,9), mais en revanche, après ajustement des données dans un modèle multivariables, aucune différence statistiquement significative n’est apparue ­entre les traitements quant à l’évolution de l’acuité visuelle. Celle-ci a varié en moyenne de -0,040 LogMar avec l’aflibercept, de -0,048 LogMar avec le bevacizumab et de -0,053 LogMar avec le ranibizumab. Les auteurs concluent donc : « cette étude suggère que les trois traitements améliorent l’acuité visuelle de manière similaire après un an de monothérapie. »

Légende : Évolution de l’acuité visuelle moyenne au cours d’une année de traitement chez les patients souffrant de DMLA. 

Rao P et al. Real-world vision in age-related macular degeneration patients treated with single anti–VEGF drug type for 1 year in the IRIS Registry. Ophthalmology. 2017;nov 13.
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Au 121e congrès annuel de l’Académie américaine d’ophtalmologie, en novembre, deux études ont présenté des résultats encourageant pour l’utilisation de cellules souches ­humaines embryonnaires dans le traitement de la forme sèche de la DMLA. Ces cellules ont été différenciées en cellules de l’épithélium pigmentaire rétinien (RPE) et ont été injectées dans les yeux de patients atteints de DMLA. Dans la première étude, menée à l’université Hadassah-Hebrew, à Jérusalem, 50 000 ou 200 000 cellules ont été transplantées, la procédure chirurgicale a été bien tolérée et quelques semaines plus tard, les chercheurs ont pu observer la cicatrisation au point d’injection tandis que le fond d’œil réalisé laisse penser que les cellules transplantées ont pu survivre. La vue des patients est quant à elle restée stable. Dans la deuxième étude, menée à l’Institut de la vision de Miami, les cellules du RPE ont été utilisées pour traiter des patients ­atteints de la forme sèche de la DMLA mais également de la maladie de Stargardt. Les cellules ont survécu dans les yeux des patients sans effets secondaires et chez certains d’entre eux une amélioration de la vision a même été ­observée. Ces premières étapes, qui visaient à vérifier la ­sécurité de la procédure chez l’humain, ouvrent la porte à de nouveaux essais cliniques et entretiennent l’espoir d’un traitement pour ces maladies. La thérapie par cellules souches faisant appel à des cellules du RPE présente en ­effet plusieurs avantages : ces cellules sont relativement ­faciles à cultiver en grand nombre en laboratoire, elles ne nécessitent pas la formation de connections neuronales une fois injectées dans l’œil pour remplir leur fonction et le traitement peut être réalisé avec l’injection d’un faible nombre de cellules dans une zone très restreinte de l’œil, limitant les risques liés à la procédure.
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Nous rapportons le cas d’un patient de 78 ans consultant en urgence pour une baisse d’acuité visuelle brutale de l’œil gauche (OG), son œil unique. Ce patient, monophtalme suite à la perte de l’œil droit (OD) sur une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) exsudative évoluée, était suivi pour son OG pour une DMLA atrophique. Les dernières injections intravitréennes de ranibizumab sur l’OD dataient d’il y a 3 ans. Il ­présentait comme antécédent un carcinome rénal avec métastases pancréatiques et une coronaropathie stentée.
L’OCT-A est bien utile pour diagnostiquer une DMLA ou une occlusion rétinienne vasculaire… mais il pourrait également révéler l’état de santé vasculaire général des patients. L’étude française EYE-MI, initiée par le cardiologue Charles Guenancia et l’ophtalmologiste Louis ­Arnould, a en effet permis de valider la pertinence de la vascularisation de la rétine comme biomarqueur des risques cardiovasculaires. Celle-ci a été menée sur 212 patients au CHU de Dijon, qui ont passé un OCT-A dans les deux jours suivant leur admis­sion pour un syndrome coronarien aigu. Et elle a montré que les patients avec la plus faible densité vasculaire étaient plus âgés, avaient plus d’antécédents d’hyper­tension, de diabète ou d’insuffisance rénale et avaient de manière général un score plus élevé au test AHA pour l’évaluation des risques cardiovasculaires. Des résultats qui pourraient faire entrer l’OCT-A comme examen de routine pour les patients à risque dans ces pathologies.


Azemar A, Arnould L, Guenancia C et al. The eye-mi study: a prospective acute coronary syndrome cohort evaluated by retinal ­optical coherence tomography angiography. Eur Heart J. Suppl 1, Vol. 38, 2017 August 01.
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Vient de paraître : La DMLA exsudative

mercredi, 18 octobre 2017 10:30
Cet atlas, mis au point par une équipe d’auteurs référente au CHI de Créteil, à la Fondation Rothschild et dans ­plusieurs centres DMLA en France, expose des stratégies sur mesure, validées par les études cliniques, afin de permettre aux patients de conserver une meilleure acuité visuelle et une qualité de vie satisfaisante malgré la DMLA. Chaque chapitre se construit autour d’un exposé contradictoire et commenté par des avis d’expert sur le ­diagnostic et la surveillance, des études et protocoles, de leurs applications en pratique clinique courante puis de l’exposé de cas cliniques illustrés et commentés sur toute la durée du traitement. Les perspectives thérapeutiques sont également abordées.
Florence Coscas
Avril 2017 – 136 pages – 89 € – Langue : français Editeur : Elsevier Masson – ISBN : 9782294753725
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La présence de décollements de l’épithélium pigmentaire associés à la DMLA est ­classiquement associée à un moins bon pronostic visuel chez les patients. Mais sont-ils vraiment de mauvais pronostic et pourquoi ? Existe-t-il des facteurs ­prédictifs de complication ou d’évolution ? Quelle est la thérapeutique la plus adaptée ? Autant de questions auxquelles cet article répond.
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Toute l'actualité en mai 2016

mardi, 07 juin 2016 14:27
Professionnel
  • Recertification : l’ensemble des professionnels de santé s’y oppose
  • Le bras de fer de la Cour des comptes avec la Cnam sur les données de sante
  • Rosp 2015 : le suivi ophtalmologique des diabétiques s’améliore
  • Revenus des ophtalmologistes : +4 % pour ceux du secteur 2
  • Les deux tiers des médecins s’aident de leur smartphone pour leurs prescriptions
  • DMLA : un député LR demande une aide financière pour les matériels onéreux
  • Les internes prêts à aller au pénal pour le respect du repos de sécurite
Dans la presse internationale
  • Le travail en plein air majorerait le risque de DMLA
Vie des entreprises
  • Bayer et Regeneron développeront conjointement une combinaison thérapeutique dans les maladies de la rétine
  • Essilor : un premier trimestre conforme aux objectifs annuels
  • Menicon s’agrandit dans le monde et investit en France
Vient de paraître
  • Les chirurgies de la cataracte
Formations et congrès
  • AOP 2016 • Palais Brongniart, Paris • 9-10 décembre 2016
Optique
  • Zeiss recompensé aux Optician Awards pour ses verres DriveSafe
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