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19/09/2018

Reste à charge zéro et délégation de tâches, la prise de position du Snof

Le 22 juin dernier, le Syndicat national des ophtalmo­logis­tes de France (Snof) a fait le point sur le reste à ­char­ge zéro et la délégation de tâches, deux sujets pour les­quels il s'implique fortement depuis plusieurs ­années.
Concernant la délégation de tâches, le Dr Thierry Bour, président du Snof, a indiqué que ces trois dernières ­années, le pourcentage d'ophtalmologistes travaillant avec des assistants avait doublé, passant de 30 à 60%. Puis il présenté trois nouveaux protocoles de coopération dont la mise en place est attendue dans les prochains mois, voire les semaines à venir. Premier protocole national de télémédecine toutes spécialités confondues, le protocole Muraine permet aux orthoptistes de réaliser un bilan visuel, télétransmis ensuite à l'ophtalmologiste pour l'interprétation, dans le cadre d'un renouvellement ou d'une adaptation des corrections optiques chez les enfants et les adultes sans ­pathologie. S'adressant à la fois aux ­orthoptistes salariés et libéraux, il permet une rémunération mixte. Le deuxième protocole, le RNO, entré dans le régime ­commun en juillet, est complémentaire du premier. Avec des actes délégués à l'orthop­tiste identiques à ceux du protocole Muraine, il constitue une modernisation des processus internes au cabinet médical avec une rému­nération d'équipe. Les objectifs sont multiples : réduction du délai d'attente, libération du temps médical grâce à l'optimisation de la ressource ­orthop­tiste, et amélioration de la couverture territoriale. Le troisième protocole concerne la rétinopathie diabétique, dont ­certains examens de dépistage (photos du fond d'œil, évaluation de la vision et de la réfraction...) pourront être réalisés par l'orthoptiste dans le cadre du travail aidé ou en télémédecine. « Au moins un tiers des diabétiques ne sont pas suivis selon les critères de la HAS, soit une ­visite tous les deux ans chez l'ophtalmologiste », a ­rappelé le Dr Bour.
Concernant le reste à charge zéro, le Dr Xavier Subirana, vice-président du Snof, qui a participé activement aux discussions avec les pouvoirs publics, a rappelé la place importante de la filière visuelle dans cette réforme. Il a, au nom du Snof, insisté sur l'adéquation indispensable entre les ambitions gouvernementales et ­l'intérêt médical. « Il a été important pour nous de faire ­compren­dre la nécessité du remplacement de verres, sans délai minimal, en cas d'abaissement de la vue, et notamment chez les enfants myopes », a-t-il expliqué, ­insistant sur le fait que le médecin devait rester le ­garant de la filière.
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