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19/09/2018
Une enquête du Syndicat national des ophtalmologistes de France (Snof), réalisée au 1er semestre 2018 auprès de ses adhérents, révèle que 60% des ophtalmologistes utilisent le travail aidé. Un pourcentage qui a doublé en seulement trois ans et qui permet d’envisager sereinement l’objectif de 80% de travail aidé en 2025. L’enquête dévoile par ailleurs que les ophtalmologistes travaillent très majoritairement avec des orthoptistes, notamment grâce au décret de décembre 2016 et aux contrats de coopération pour les soins visuels. Selon le syndicat, les effets de cette augmentation de délégation de tâches se font déjà sentir : en 2017 les délais d’attente se sont stabilisés à 87 jours (selon une enquête Ifop) ; le nombre de patients vus grâce au travail aidé a augmenté de 26% selon la CNAMTS ; l’ophtalmologiste libère du temps médical en se recentrant sur les examens et la synthèse pour lesquels il est indispensable. D’autres protocoles devraient amplifier le mouvement : le protocole Muraine, mis en place en avril (il permet aux orthoptistes de réaliser l’ensemble du bilan visuel au sein d’une structure à distance et de télétransmettre les ­résultats du bilan pour interprétation aux ophtalmologistes), le protocole RNO, publié au Journal officiel le 24 juillet (il ­autorise l’orthoptiste à réaliser un bilan visuel en l’absence de l’ophtalmologiste dans le cadre du renouvellement ou de l’adaptation des corrections optiques chez les patients de 6 à 50 ans, avec lecture médicale du dossier en différé) et la relance du protocole pour la rétinopathie diabétique, en place depuis 2014 (l’orthoptiste peut faire des examens et les télétransmettre à l’ophtalmologiste pour analyse).
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