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21/02/2018

Le SNOF présente ses vœux et ses perspectives 2018

Lors de sa conférence de presse de janvier, le Syndicat national des ophtalmologistes de France (SNOF) a indiqué que l’objectif prioritaire en 2018 restait la réduction des délais. « Nous avons identifié deux leviers sur lesquels agir : l’augmentation du nombre d’ophtalmologistes et le déploiement massif de la délégation de tâche » a expliqué le Dr Thierry Bour, président du SNOF. Concernant le premier levier, le SNOF espère l’ouverture de 180 postes aux épreuves classantes nationales (ECN), contre 141 en 2017. Une promesse électorale du Président de la République Emmanuel Macron alors qu’il était candidat, a rappelé Thierry Bour. Outre les départs en retraite, le vieillissement de la population générale sont autant d’arguments pour augmenter le nombre d’internes de spécialité très demandée par les étudiants. La part croissante des plus de 65 ans dans la population générale entraîne la sur-représentation dans les consultations de pathologies chroniques liées à l’âge (glaucomes, DMLA, rétino­pathies diabétiques, syndromes secs oculaires...). Quant à la délégation de tâche, 2018 est l’année charnière pour la mise en place des protocoles organisationnels en ­télé­médecine, notamment le RNO (renouvellement d’optique). Ouvert désormais aux orthoptistes libéraux, et plus aux seuls salariés, qui peuvent réaliser le bilan visuel en l’absence de l’ophtalmologiste chez les patients de 5 à 60 ans, il permet d’obtenir un rendez-vous pour les ordonnances de lunettes sous quinze jours. La lecture médicale du dossier est réalisée en différée. « C’est une belle avancée mais reste pour l’Assurance maladie à trouver une solution pour les modalités de facturation entre ophtalmologistes et orthoptistes » a insisté Thierry Bour qui craint que ce protocole ait du mal à se mettre en place à l’instar de celui pour le dépistage de la rétinopathie diabétique. « Premier acte de ­télé­médecine en France et remontant à 2014, aujourd’hui, ce ­dépistage par les orthoptistes ne concerne pourtant que 6 000 patients sur les 600 000 attendus. En cause, un protocole certes inadapté mais surtout des difficultés administratives et de remboursement » a-t-il déploré. Un protocole de suivi du glaucome sera également déployé en 2018.
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