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30/10/2018

L’Asnav profite de la rentrée pour insister sur le dépistage

Le 30 août, l’Asnav (association nationale pour l’amélioration de la vue) tirait la sonnette d’alarme dans une lettre faisant écho au discours prononcé par Emmanuel Macron à la Mutualité, deux mois plus tôt. Lors de celui-ci, le Président se déclarait en faveur du renforcement de la prévention chez les plus jeunes et annonçait l’instauration de trois nouvelles consultations de dépistage des troubles visuels des enfants prises en charge par le médecin scolaire ou traitant. « Parfait, mais comment y parvenir dans un contexte où les médecins généralistes, débordés dans certaines zones, absents dans d’autres, ne peuvent plus assumer de mission autre que curative ?, s’interroge l’Asnav. Quant à la médecine scolaire, elle se trouve en situation très délicate. Dans un rapport publié en octobre 2017, l’Académie de Médecine dénonçait la diminution constante des effectifs de médecins de l’éducation nationale qui sont passés de 1 400 en 2006 à 1 000 en 2016. L’une des conséquences de ce manque d’effectifs concer­ne particulièrement la visite médicale “obligatoire” effectuée à l’âge de 6 ans. Selon les chiffres de l’éducation ­nationale, seuls 71% des enfants en bénéficieraient mais en réalité, pour l’Académie de Médecine, les chiffres varient de 0 à 90% selon les départements ! » L’association attend donc le passage de la parole aux actes et se déclare prête « quelles que soient les mesures qui seront prises pour renforcer la prévention des troubles de la vision des enfants […], à s’engager dans cette mission de santé publique. »
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