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Dossier : Editorial

Vincent Gualino, Aude Couturier
Numéro 195 - Décembre 2015
Comment ne pas commencer cet éditorial sans parler de l'actualité douloureuse qui nous a tous frappés ces derniers temps. Nous reprendrons simplement la devise de la ville de Paris qui résume notre état d'esprit : « Fluctuat nec mergitur » que l'on peut traduire par «Il est battu par les flots mais ne sombre pas »..Nous avons la chance d'avoir une spécialité où la recherche est très active, les évolutions diagnostiques et thérapeutiques en rétine médicale permanentes et il est parfois difficile de suivre le rythme. Nous avons donc sélectionné six sujets pour lesquels un résumé de l'actualité est toujours agréable à lire afin d'améliorer sa pratique.

Pour commencer, Valérie Mané et Bénédicte Dupas abordent une question de plus en plus fréquente : peut-on faire une photocoagulation panrétinienne (PPR) en une seule séance dans la rétinopathie diabétique ? Classiquement quatre à six séances sont nécessaires pour une PPR complète, mais les nouveaux lasers multi-spots changent la donne. Quid d'éventuelles complications telles qu'une aggravation potentielle de l'œdème maculaire ? Cet article court et précis répondra à vos questions.
Lorsqu'on parle de PPR, on pense aussi aux occlusions veineuses. Samira Hamid reprendra les données essentielles à connaître pour se méfier d'une conversion ischémique potentiellement pourvoyeuse d'un glaucome néovasculaire.

Sur le plan vasculaire également, il existe de multiples lésions rétiniennes pouvant parfois poser des difficultés diagnostiques. Ainsi, Valérie Krivosic, dans un article complet et clair sur les anomalies vasculaires rares du fond d'œil, nous présente les principales étiologies à connaître. Valérie est responsable avec le Pr Alain Gaudric de la consultation ophtalmologique du CERVCO (Centre de référence des maladies vasculaires rares du cerveau et de l'œil) à l'hôpital Lariboisière. Elle nous apporte ici toute son expertise dans ce domaine.

Parmi les nouveautés thérapeutiques, le traitement par anti-aldostérone dans la choriorétinopathie séreuse centrale (CRSC) est sujet à controverses. Elodie Bous- quet fait partie de l'équipe qui a initialement publié sur cette découverte. Elle reprend pour nous les différentes possibilités thérapeutiques dans la CRSC et l'éventuelle place d'un traitement par anti-aldostérone.
Rodica Isaico aborde la problématique des néovaisseaux du sujet jeune et de ses diagnostics différentiels. L'imagerie multimodale prend ici tout son intérêt avec des étiologies parfois complexes et intriquées.

Enfin, ce dossier s'achève par de l'imagerie ; Frédéric Matonti et Franck Amouyal nous présentent l'intérêt de l'OCT en face dans le diagnostic et la prise en charge des pathologies rétiniennes. En effet, la quasi-totalité des fabricants d'OCT propose maintenant cette option de visualisation dans leurs machines, qui peut s'afficher par défaut ou qu'il faut sélectionner. Mais quelle est la place de cette imagerie en face dans notre arsenal diagnostique ? Les auteurs nous montrent les différentes situations où il est intéressant d'afficher l'OCT en face et quelles informations complémentaires il peut apporter.

Nous avons écarté volontairement la DMLA qui fait l'objet d'un dossier à part entière et l'OCT-Angiographie qui fera lui aussi l'objet d'articles séparés.

Bonne lecture !

Vincent Gualino, Rédacteur en chef
Aude Couturier, Hôpital Lariboisière

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