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30/10/2018

Des dépenses de santé « historiquement basses »

2 977 €. C’est le montant moyen dépensé par habitant en 2017 pour la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) en France. Mais la croissance de ces dépenses « s’infléchit nettement à +1,3% en 2017 (après 2,0% en 2016), en raison du fort ralentissement des soins hospitaliers », pointe l’étude de la DREES (statistiques publiques) sur le sujet. Il s’agit ainsi de la plus ­faible croissance depuis 10 ans. à l’opposé de cette tendance, la consommation de soins de médecins spécialistes en ville (en cabinets libéraux et en dispensaires) a elle fortement augmenté (+3,4%) pour atteindre 11,9 milliards d’euros en 2017. Ces soins représentent « 5,9% de la CSBM et contribuent pour 0,2 point à la croissance de cet agrégat, précise l’étude. Leur dynamisme est porté depuis plusieurs années par l’augmentation du nombre d’actes techniques, de scanners et d’IRM. » L’optique médicale en revanche se porte moins bien : en 2017, elle « représente 6,1 milliards d’euros, un montant en baisse (-0,7%) pour la première fois depuis plus de quinze ans, annonce la DREES. Cette décrois­sance résulte de l’effet combiné de prix atones et d’une baisse des volumes (-0,6%). L’optique médicale représente 3,1% de la consommation totale de soins et de biens médicaux (CSBM) en 2017. » Enfin, l’étude souligne que la CSBM est financée à 77,8% par la Sécurité sociale (+0,2%/an entre 2008 et 2017), alors que les organismes complémentaires assurent 13,2% de son financement (-0,2% en 2017). La part du reste à charge direct des ménages dans la CSBM poursuit son mouvement de baisse régulière depuis 2008 et s’établit à 7,5% en 2017. La France est ainsi le pays où le reste à charge des ménages est le plus limité en part de la dépense courante de santé au sens international (qui recouvre la CSBM majorée notamment des dépenses de soins de longue durée et des subventions au système de soins).
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