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21/02/2018
Nuque, épaules, dos, bras… autant de zones qui souffrent chez les chirurgiens. Cela vient même d’être scientifiquement prouvé à travers une méta-analyse : 21 articles concernant au total 5 828 chirurgiens spécialistes dans 23 pays révèlent que le risque de troubles musculosquelettiques (TMS) liés au travail est aussi élevé chez ceux-ci que dans d’autres secteurs professionnels à risque comme le bâtiment. Les plus fréquents TMS observés sont les discopathies dégénératives cervicale et lombaire (17% et 19% des cas), les pathologies de l’épaule (atteinte de la coiffe des ­rotateurs, 18% des cas) et le syndrome du canal carpien (9% des cas). Plus inquiétant encore, la prévalence des ­disco­pathies dégénératives a augmenté de 18,3% pour les cervicales et de 27% pour les lombaires entre 1997 et 2015. Par ailleurs, parmi les praticiens atteints de TMS, 12% ont eu ­besoin d’un arrêt maladie, de restriction ou d’adaptation de leur exercice ou d’une retraite anticipée. Pour les auteurs, ces chiffres montrent un besoin criant d’éducation à ­l’ergonomie et de prévention.

Epstein S, Sparer EH, Tran BN, Ruan QZ, Dennerlein JT, Singhal D, Lee BT. Prevalence of Work-Related Musculoskeletal Disorders Among Surgeons and InterventionalistsA Systematic Review and Meta-­analysis. JAMA Surg. Published online December 27, 2017.
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