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« Les ECN seront supprimées, c’est la pire chose qui existe », a annoncé mi-­octobre le Pr Jean-Luc ­Dubois-Randé, président de la conférence des doyens de médecine, lors du congrès national de l’Ordre des médecins, à Paris. Il n’a pas fourni pour l’instant ­ d’éché­an­ce sur cette disparition ni de détail sur ­l’éventuel remplaçant des épreuves classantes natio­nales (ECN), mais tout cela devrait se préciser début 2018. Le Pr Dubois-Randé, en collaboration avec ­Quentin Hennion-Imbault, ancien représentant de ­l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF), travaille en effet à un rapport sur une éven­tuelle refonte du 2e cycle des études médicales et de fait des ECN, qui devrait être publié en décembre. Dans le même temps, l’enquête demandée par le gouver­nement à l’IGAS (inspection générale des affaires sociales) et à l’IGAENR (inspection générale de l’administration de l’éduca­tion nationale et de la recherche) suite au fiasco des ECNi 2017 vient de s’achever. Le Quotidien du Médecin, qui a eu accès au bilan de celle-ci, annonce que les inspecteurs préconi­sent une « sécurisation maximale » des épreuves en 2018, notamment via une réduction du nombre d’experts chargés de consti­tuer les sujets, mais également grâce à la mise en place d’un logiciel anti-plagiat. Pour 2019, le rapport recommande un changement de cap total, aussi bien sur la conception des sujets que sur l’organisation globale des ECNi, par exemple en choisissant les sujets par tirage au sort dans la banque SIDES, à laquelle tous les étudiants européens suscep­tibles d’accéder au 3e cycle en France devront avoir accès. Les ECNi d’aujour­d’hui n’en ont donc sans doute plus pour longtemps…
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