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27/04/2018

Américains et Australiens tentent aussi la collaboration

Tandis qu’en France, une collaboration plus étroite se met doucement en place entre ophtalmologistes et orthoptistes, l’idée fait également son chemin dans d’autres pays. Une première étude, menée par le Wills Eye Hospital, à Philadelphie (États-Unis) pendant un an et demi, a montré ­qu’associer des ophtalmologistes à des médecins généralistes pour effectuer des dépistages au sein du cabinet des seconds permettait une meilleure prise en charge du ­glaucome, surtout pour les patients à risque. Un glaucome a ainsi été diagnostiqué pour la première fois chez 24% des 1 000 patients dépistés et une rétinopathie trouvée chez 21% des patients diabétiques. Sur un autre continent, en Australie, une étude a porté sur l’efficacité d’une clinique collaborative entre ophtalmologistes et optométristes pour la prise en charge des patients glaucomateux, avec comme objectif de soulager l’hôpital public. Résultats : sur les 18 mois d’étude, plus de 180 patients avec une suspicion de glaucome, âgés en moyenne de 60 ans, ont été pris en charge dans un délai moyen de 43 jours. Un glaucome a été diagnostiqué chez 51% d’entre eux tandis que 41% faisaient l’objet d’une suspicion de glaucome néces­sitant un suivi. 2% des patients ont par ailleurs été diagnostiqués pour une neuropathie optique et les 6% restants n’avaient pas de problèmes ophtalmiques. La collaboration porte ses fruits.
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